La femme musulmane dans l’Islam

Le statut de la femme en islam est suggéré bien valorisant en vu des droits qu’elle acquiert ainsi que des responsabilités qu’on lui accorde. La Charia admet la différence entre un musulman et une musulmane en ce qui concerne les devoirs, les droits ainsi que les fonctions de chacun de ces deux partis. Cependant, si on compare le statut de la musulmane ainsi que son rôle à travers les divers courants islamiques et les pays musulmans, on constate qu’il existe de grandes variétés. Cela n’empêche que la femme musulmane a souvent abouti à des grades très importants et fut élue chef de gouvernement ou d’Etat dans plusieurs pays à majorité musulmane. Ainsi, on cite au Pakistan Benazir Bhutto, au Sénégal Mame Madior Boye, en Indonésie Megawati Sukarnoputri Des pays à majorité musulmane ont déjà eu des chefs d'État ou de gouvernements féminins : Benazir Bhutto au Pakistan , Mame Madior Boye au Sénégal, Tansu Çiller en Turquie, Kaqusha Jashari au Kosovo, Megawati Sukarnoputri en Indonésie, ainsi que Khaleda Zia et Sheikh Hasina au Bangladesh

Droits et devoirs

C’est dans ces versets que le Coran définit les droits et les devoirs des femmes et des hommes : « Elles ont des droits équivalents aux devoirs qu’elles doivent rendre à l’amiable, et aux hommes un degré d’avantage et Dieu est puissant et sage » la qawâma repose en théorie sur un principe égalitaire. Les versets concernés parlent en effet d’une distribution équitable entre l’homme et la femme selon leur contribution (pas seulement au sens matériel du terme)  Penser que la qawâma est accordée à l’homme seulement en fonction des moyens qu’il possède, de sa capacité tant physique que matérielle; peut faire penser que si cette capacité appartient dans un couple à la femme, elle est tenue d’exercer cette fameuse qawâma. Donc, qu'il n’y a aucune exclusivité masculine à ce sujet.

Responsabilités

Les prescriptions du Coran ont alors rééquilibré les rapports hommes-femmes, en accordant notamment à la femme mariée une personnalité juridique distincte et séparée, et la dotant d'un patrimoine propre qu'elle est libre d'administrer Le Coran fixe des normes sur le mariage pour protéger la femme de toutes les « perversions » antérieures, notamment en interdisant certains mariages consanguins ou non; il s'oppose à la prostitution; rend obligatoire la dot qui entre dans le patrimoine personnel de la femme (dans la période préislamique, la dot était attribué aux parents, recommande le douaire; reconnait la polygamie, toutefois limitée à quatre épouses La femme est libre de travailler et peut utiliser son pécule comme il lui semble bon 3; son mari n'a aucun droit sur son patrimoine personnel3. La femme peut, par contre, exiger du mari qu'il subvienne à l'entretien du ménage 3. Quelle que soit la fortune de la femme, ces charges reposent sur le mari 3. Seul le rite malékite prévoit une exception à cette règle, interdisant la femme de donner à autrui plus d'un tiers de ses biens sans l'autorisation de son mari 3. L'homme a six obligations principales envers son épouse:

  • devoir de cohabitation
  • devoir conjugal
  • partage des nuits (en cas de polygamie, le maximum étant de quatre femmes)
  • devoir d'entretien (nafaka)
  • abstention de tous sévices
  • maintien des relations de l'épouse avec sa famille

La femme a cinq obligations :

  • obéissance envers son mari
  • habitation au domicile conjugal

fidélité (

  • Soins du ménage
  • Autorisation maritale pour disposer en certains contrats (cette obligation ne résulte que du droit malékite classique, lorsque la femme veut donner plus d'un tiers de ses biens à un autre; ces dispositions n'ont pas été reproduites dans le droit positif contemporain, et tous les codes d'Afrique du Nord posent a contrario le principe de pleine capacité de la femme mariée .)

Droit de répudiation

le mot Talâq, qui signifie séparation entre les deux époux, nécessite la présence des deux parties devant le juge qui ordonne ce divorce après que les familles des mariés ont tout entrepris en vue de les réconcilier. Le Talâq est donc considéré comme un ultime recours et impose que l’un des deux membres du couple invoque des arguments sérieux qui puissent justifier une séparation. Un divorce est souvent vécu comme un drame. L’islam ne contraint pas deux époux à demeurer unis toute la vie, si cette union n’est plus viable La femme peut en théorie renvoyer un époux violent, paresseux ou incapable, à l’aide d’une disposition scripturaire appelée le khul (ÇáÎáÚ), rarement appliquée.

  • Soit elle demande à son mari de prononcer la formule de divorce et le mari le fait;
  • Soit elle lui propose le khul : elle lui rend le douaire (mahr) qu'il lui avait donné au moment du mariage (nikâh) et tous les deux mettent fin à leur état conjugal;
  • Soit elle porte plainte auprès du cadi (juge en pays musulman) pour un certain nombre de griefs, après examen du dossier, le juge prononce le divorce (appelé taf'rîq). Le mari ne peut pas s'y opposer ni faire appel. Parmi ces griefs il y a : coups et blessures, abandon du foyer par le mari, refus de subvenir aux besoins financiers de l'épouse, impuissance sexuelle, présence chez le mari d'une maladie repoussante, etc. ; il y a même comme cause valable une aversion pour le mari entraînant la décision de ne plus vouloir vivre avec lui.

Droit à la propriété 

La femme en islam peut avoir des propriétés. Elle peut établir des contrats, faire des échanges, s'engager dans le commerce. Le Coran déclare : « Aux hommes revient une part de ce qu'ils auront gagné et aux femmes revient une part de ce qu'elles auront gagné. » La femme possède ainsi une personnalité juridique complète. Mariée, elle reste maîtresse de son avoir.

Droit à l'instruction 

L'islam a décrété que la recherche du savoir est un devoir. Aux premiers temps de l'islam, les hommes n'hésitaient pas à interroger sur des questions d'ordre juridique Aïcha , la femme du Prophète , dont l'autorité en la matière était reconnue par les plus grands savants de l'islam. Aujourd'hui encore, dans un grand nombre d'universités musulmanes, les femmes jouent un rôle essentiel, aussi bien dans l'enseignement des sciences techniques que des sciences religieuses.

Valeur du témoignage 

L’islam a fait de la femme la moitié de l’homme en considérant son témoignage équivalent à la moitié de celui de ce dernier  Le Prophète a dit, "Le témoignage d'une femme n'est-il pas égale à la moitié de celui d'un homme ? » Les femmes ont dit, "oui." Il a dit, "C'EST EN RAISON DE LA DÉFICIENCE DE L'ESPRIT DE LA FEMME." (Sahih al-Bukhari, Volume 3, livre 48, No 826) Un jour, l'Apôtre d'Allah est allé à Musalla pour Id-al-Adha ou la prière d'Al-Fitr. Alors il est passé par les femmes et a dit : "Ô Femmes ! Faites l'aumône parce que j'ai vu que la majorité des occupants du feu de l'enfer sont vous (les femmes)." Elles demandèrent : "Pourquoi en est-il ainsi, Ô Apôtre d'Allah ?" Il répondit : "Vous maudissez fréquemment et vous êtes ingrates envers vos maris. Je n'ai jamais rien vu de plus déficient en intelligence et en religion que vous. Un homme sensible et sensé pourrait être égaré par quelques-unes d'entre vous. " Les femmes demandèrent : "Ô apôtre d'Allah ! Qu'y a-t-il de déficient dans notre intelligence et notre religion ? Il dit : "LA PREUVE APPORTÉE PAR DEUX FEMMES N'EST-ELLE PAS ÉQUIVALENTE A CELLE D'UN SEUL HOMME ? " Elles répondirent par l'affirmative. Il dit : "C'est l'insuffisance dans leur intelligence. N'est-il pas vrai qu'une femme ne peut ni prier ni jeûner pendant ses règles ?" Les femmes répondirent par l'affirmative. Il dit : C'est l'insuffisance dans leur religion." (Sahih al-Bukhari

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